Ce scaphandre autonome, dit caréné, permet à l’homme de se mouvoir sous l’eau, indépendamment de la surface.

L’aventure remonte à la Seconde Guerre Mondiale, en juin 1943. Sur une petite plage de la côte d’Azur, Jacques Yves Cousteau, muni de palmes en caoutchouc, endosse le nouveau scaphandre complètement autonome.

Ce scaphandre est inspiré des découvertes précédentes et plus particulièrement de celle du commandant Yves le Prieur, pionnier de la plongée autonome qui, en 1925, met au point l’air comprimé à circuit ouvert. Cet appareil connaît cependant un inconvénient : son débit d’air continu limite la durée de l’utilisation du scaphandre.

La solution naît à Paris : la réquisition d’essence par les Allemands pendant la guerre, pousse un ingénieur, Emile Gagnan à inventer un système de détendeur de voiture dit ” à la demande ” qui fournit l’exacte quantité de gaz correspondant à l’ouverture du volet du carburateur. Cousteau le modifie, l’adapte et en fait la pièce maîtresse du scaphandre autonome.

En 1966, Cousteau réunit ses meilleurs plongeurs, ingénieurs et dessinateurs, pour doter la Calypso d’un matériel sophistiqué nommé le scaphandre autonome caréné. Diminuant la fatigue et par conséquent la consommation d’air, ce nouveau scaphandre permet aux plongeurs de se déplacer plus vite et plus longtemps.

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