Deux drôles d’engins ressemblant à des tortues ayant rentré pattes, tête et queue, flottent sur l’océan avant de plonger dans les profondeurs : ce sont les Puces de mer.

Ces deux submersibles d’exploration appelés aussi SP500, d’un mètre sur deux et de deux tonnes paraissent miniatures face à l’infini liquide dans lequel ils évoluent.

sea_fleasPetites sœurs de la soucoupe plongeante SP 350, les puces monoplaces sont extrêmement manœuvrables, travaillent presque toujours en couple et sont capables d’atteindre une profondeur de 500 mètres. Immergées pour la première fois en 1967, les puces de mer doivent leur conception aux techniciens de l’équipe Cousteau, et leur réalisation à ceux de l’usine aéronautique Sud-Aviation.

Leur principe et leur équipement sont identiques au SP 350 mais, comme les avions de chasse, elles sont pilotées grâce à un manche dont la poignée comporte une commande à chaque doigt. Une fois dans l’eau, les pilotes peuvent s’observer mutuellement grâce à quatre hublots de plexiglas d’une épaisseur de 7,5 cm, se filmer et surtout se porter éventuellement assistance. La pince permet en cas d’avarie d’agripper une puce en difficulté pour la ramener à la surface.

Les SP 500 servent aussi bien aux observations scientifiques qu’aux prises de vues photographiques et cinématographiques. Les puces sont la récompense d’années de travail passées à concevoir, construire et mettre au point l’outil idéal d’exploration des grands fonds. Les mini-submersibles ont permis une avancée rapide des connaissances océanographiques, notamment en ce qui concerne les grands systèmes écologiques sous-marins.