Wikileaks whaling discussions

10 January 2011

Des télégrammes diplomatiques américains révèlent que, malgré l’opposition de l’administration Obama à la chasse à la baleine, les Etats-Unis poussaient l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Commission Européenne à accepter un compromis avec le Japon, qui aurait permit la chasse à la baleine commerciale et scientifique.

Wikileaks a publié des télégrammes rapportant les discussions entre les représentants du Japon et des Etats-Unis concernant la chasse à la baleine menée par le Japon sous couvert de recherches scientifiques. Ces discussions incluaient notamment la façon dont les EU pourraient faire pression sur les pays « anti-chasse » afin qu’ils acceptent un compromis, ainsi qu’une possible annulation du statut d’exonération d’impôt de l’organisation Sea Shepherd. Sea Shepherd Conservation Society (SSCS) mène tous les ans des expéditions en Antarctique, relatée par l’émission télévisée «Justiciers des mers » (Whale Wars en anglais) pour protester contre la chasse à la baleine japonaise. Selon ces rapports, le gouvernement japonais posait comme élément majeur des négociations sur l’avenir de la Commission Baleinière Internationale (CBI), le blocage des actions de la SSCS.

Les télégrammes divulgués présentent une image contrastée entre le gouvernement japonais et son intransigeance pour relancer la chasse commerciale, et l’espoir du gouvernement américain de réduire le nombre de baleines tuées grâce à des concessions. Comme le répète la Commissaire américaine à la CBI, Monica Medina, « le quota de capture est [sic] la plus importante des questions non résolues ». Son homologue japonais quant à lui, en revient inlassablement à Sea Shepherd qu’il rend responsable d’empêcher « la flotte (baleinière) d’atteindre ses quotas ces dernière années ». Monica Medina a même adopté les thermes utilisés par les délégués japonais pour déclarer que la Sea Shepherd « ne mérite pas le statut les exonérant d’impôt compte tenu de leurs actions agressives et dommageables».

Ces télégrammes sont datés d’avant la dernière réunion de la CBI en 2010 qui s’est terminée sans accord des parties pour résoudre la question de la chasse à la baleine menée par le Japon.